1913 : la recomposition des sciences de l'homme

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Géographique

France, Afrique

Thématique

anthropologie

Disciplinaire

anthropologie, ethnologie, histoire

Fiche validée

Titre 1913 : la recomposition des sciences de l'homme
Type de publication Livre
Langue principale de la publication français
Année de publication 2008
Nom de la collection Les Carnets de Bérose
Numéro dans la collection 7
Nombre de pages 260
Éditeur LAHIC (CNRS)
Ministère de la Culture
Ville Charenton
Paris
Genre recueil d'études
Pays d'édition France
ISSN 2266-1964
URL https://www.academia.edu/12377809/
Résumé/Présentation "Les premières années du vingtième siècle sont fertiles en moments, événements et publications qui, rétrospectivement, dénotent tous la recomposition en cours de la « science de l’homme », comme l’appelaient alors ses protagonistes. Une effervescence institutionnelle caractérise ce champ scientifique qui voit une autonomisation accrue de plusieurs disciplines marquant chacune leur territoire et leurs ambitions, parallèlement à un affaiblissement du magistère de l’anthropologie physique. Dans la division du travail scientifique, la pratique ethnographique gagne progressivement en légitimité. L’intensité des débats sur les origines et les formes des religions primitives bouscule la théologie catholique, en même temps qu’elle fait entendre une analyse savante et laïque des phénomènes religieux grâce à une attention grandissante accordée aux matériaux ethnographiques qui viennent nourrir la réflexion des historiens des religions, sociologues, philosophes, préhistoriens, anthropologues et linguistes. S’il s’agit bien d’une histoire disciplinaire qui est ici esquissée, elle tente de dépasser ce strict découpage pour rappeler que l’anthropologie fut au croisement de nombreuses disciplines qui ont également contribué à son émergence et à sa reconnaissance. Par ses multiples coups de sonde dans ce champ scientifique très dynamique, 1913, la recomposition de la science de l’homme propose un état des lieux certes incomplet mais suggestif des tensions, des enjeux, des rapports de force, des dialogues, des pratiques scientifiques, qui le structurent et l’animent. Les différents auteurs rassemblés ici font le pari de la pertinence heuristique de l’approche situationnelle, contextuelle, institutionnelle, pour une histoire de l’anthropologie qui s’intéresserait tout à la fois aux idées, aux revues, aux institutions de savoir, aux réseaux de sociabilité savante, aux acteurs qui n’eurent pas tous l’heur d’être sacrés pères fondateurs de la discipline. " (C4)
Référence complète 1913 : la recomposition des sciences de l'homme. Sous la direction de Christine Laurière. [Charenton] : LAHIC (CNRS) ; Paris : Ministère de la Culture, direction générale des Patrimoines, département pilotage de la recherche et de la politique scientifique, coll. Les Carnets de Bérose, n°7, 2015, 260 p.